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Tessa, 9 ans, a énormément baissé en termes de résultats scolaires, particulièrement en maths, malgré des capacités reconnues en termes d'études. Deux séances plus tard, Tessa a retrouvé son sourire.. et des 20/20. Voici comment.

Première séance :

Tessa est française mais vit aux Etats Unis. Elle a d'excellents résultats à l'école, et le système en place l'a amenée à passer à la classe supérieure en Maths. Cela a commencé un an auparavant et tout se passait bien. Mais cette année, même si elle comprend assez bien en classe, ses notes vont de mal en pis. Et cette situation ne lui plaît pas beaucoup.

Le problème est limité aux maths. Toutes les autres matières vont bien. Elle n'a aucune idée de la raison. Sa maman m'a déjà expliqué que même les révisions à la maison se finissent facilement en larmes, avec beaucoup de tension dès que le sujet est abordé. La maîtresse est très compréhensive, mais si les notes ne s'améliorent pas, elle suggère de redescendre Tessa d'un niveau, évitant ainsi un stress inutile.

Tessa tapote déjà de temps en temps avec sa maman quand elle ne se sent pas bien. Il n'est plus besoin de lui expliquer l'EFT et nous rentrons donc directement dans le vif du sujet.

Je lui demande de se souvenir d'un moment difficile en maths. Elle me parle d'une interrogation écrite à laquelle elle a eu un D, ce qui correspond à l'effet d'un 8/20 dans le système français.

La première séance se déroule sur 2 axes : "nettoyer" le passé et préparer le futur.

Tout d'abord, nous éliminons en plusieurs séries la panique ressentie lors de ce fameux devoir, et qu'elle ressentait toujours en début de séance, simplement en y pensant.

L'EFT est une technique très puissante en elle même, mais la combiner avec d'autres techniques apporte un bénéfice exponentiel. Dans ce cas, Tessa aime beaucoup "le tuyau" : tout en continuant à tapoter, je lui demande de visualiser sa panique, qu'elle ressent physiquement comme un mal au cœur, et je lui dis ensuite d'imaginer un tuyau qui sortirait de son cœur, et par lequel elle pourrait laisser partir tout ce mal au cœur, comme un jet d'eau sale.

Plusieurs fois, ayant terminé une série, elle pense que la panique est partie, mais quand je lui demande de se concentrer à nouveau sur le devoir, la panique revient, et nous tapotaons à nouveau pour l'apaiser. Après 3 fois, tout va bien, elle peut penser à ce devoir sans aucune angoisse.

Nous passons au souvenir suivant, qui date de 2 ans auparavant. Tout en tapotant, Tessa m'explique :

La maitresse venait d'expliquer une leçon et après elle donnait un problème pour voir si on avait compris. Tous les autres avaient compris, mais ma réponse était fausse, J'ai eu l'impression que les autres pensaient que j'étais bête..... Je me suis sentie rougir.

Une fois qu'elle peut aussi penser à ce souvenir sereinement, nous passons au troisième. Mais voilà, ce troisième souvenir n'amène plus aucun stress. C'est l'un des merveilleux aspects de l'EFT : même si vous avez vécu 10 traumatismes, travailler sur 2 ou 3 peut parfois éliminer tous les autres automatiquement. Un effet secondaire bienvenu!

Nous prenons ensuite le problème dans l'autre sens. Je lui annonce le sujet :

"demain tu vas à l'école, il y a une interrogation écrite, que ressens-tu? ".

A nouveau, elle ressent sentiment de panique, gêne de ne pas être préparée, gêne que les autres finissent avant elle, qu'elle n'ait pas tout compris... Gêne également en se souvenant d'une copine qui lui avait simplement demandé pourquoi un certain devoir lui avait pris tant de temps. Nous nettoyons tout ceci en tapotant et avec "le tuyau".

C'était une longue séance. Je lui envoie la série suivante à faire systématiquement, avant de faire un devoir ou d'aller à l'école. Je l'ai retranscrite ici dans son intégralité, car elle regroupe la plupart des aspects travaillés pendant la séance, et peut donner des idées à d'autres parents.

Même si je sens que je vais encore paniquer un peu, je sais que je fais de mon mieux.

Même si je risque encore de paniquer et me sentir gênée si je ne trouve pas la réponse assez vite à une question, je choisis de rester calme et concentrée.

Même si il se peut que je panique ou que je me sente gênée si je ne vais pas assez vite ou si je ne trouve pas la bonne réponse, chaque erreur me permet d'apprendre et tout va bien.

je vais me sentir gênée

ou paniquée

c'est toujours comme ça, surtout avec les maths

quand on doit m'expliquer plusieurs fois

ou que je suis en retard par rapport aux autres, et qu'ils doivent m'attendre

je sens qu'ils vont m'en vouloir.

Ou bien je ne vais plus trouver la bonne réponse et je vais paniquer

ou je vais paniquer parce qu'il y aura une interrogation et que je ne le savais pas à l'avance!

Ce n'est pas drôle de paniquer !

Je ne le fais pas exprès!

Et puis quand les autres doivent m'attendre, je me sens gênée, ils vont m'en vouloir.

Moi je ne leur en veux pas quand je dois les attendre.

Mais ma copine m'a déjà demandé pourquoi ça m'avait pris longtemps, une fois. Je sais qu'elle ne l'a pas fait pour que je sois malheureuse.

Mais je me suis sentie gênée, et ça me fait un peu paniquer d'y penser.

Elle n'a simplement pas réfléchi.

Mais je me suis quand même sentie un peu gênée.

Ca n'aide personne quand je me sens gênée, ou paniquée,

ni mes copines, ni la maitresse, ni moi

alors même quand je mets un peu plus longtemps que les autres ou que je ne trouve pas la bonne réponse,

je choisis de savoir tout au fond de mon cœur,

que tout va bien.

Cette fois-ci c'est moi, une autre fois ce sera quelqu'un d'autre,

et comme je ne leur en voudrai pas de prendre plus de temps, je ne m'en veux pas non plus.

Je n'ai pas non plus besoin de la panique : si je connais la réponse, je choisis de la trouver facilement, et si je ne la connais pas, c'est bien, je vais apprendre quelque chose de nouveau!

Alors je laisse les restes de panique et de gêne partir par le tuyau! J'adore être bien dans ma tête pour apprendre encore mieux!

 

Séance pour Maman :

Un mois plus tard, la dernière interro de Tessa est à nouveau un D. Par contre, la réaction de Tessa a changé. Elle n'est plus stressée mais déçue, elle pensait avoir eu bon. Elle aurait du avoir un B. Autre progrès, elle suit mieux en cours. En réponse à mes questions, Anne répond : "Difficile de savoir si c'est lié à la séance d'EFT : elle est mieux au niveau du stress, plus à l'aise, ne pleure pratiquement plus. Elle gère mieux. A la maison, tout va bien."

Je suggère une séance avec Anne, la maman de Tessa. En effet, j'ai souvent remarqué à quel point les traumatismes d'un parent pouvaient aboutir à un traumatisme équivalent chez un enfant, parfois par des voies plus que détournées.

Nous commençons à tapoter un peu pour Tessa directement, une technique que beaucoup de "parents tapoteurs" utilisent :

Même si Tessa a encore du mal à gérer les interros...

Même si elle va avoir besoin au moins de plusieurs heures pour se remettre du choc... (du D)

Mais rapidement, le sujet revient sur Anne, et le souvenir très vivace d'une interrogation de maths à l'âge de 12 ans, dont même le sujet est encore frais : les proportions d'une recette de glace!

Même si ce souvenir n'occupe pas exactement les pensées quotidiennes d'Anne, nous commençons à tapoter sur ce sujet. Visualiser un sentiment est souvent un raccourci efficace pour nettoyer un traumatisme passé. Dans ce cas, outre une boule noire de panique dans la gorge, nous évacuons aussi la tristesse que Anne associe à cette époque, et qui se présente sous la forme inattendue d'une fumée grise sur sa colonne vertébrale!

A dire vrai, après quelques séries, cette tristesse n'est pas tout à fait évacuée. Les derniers 5% ne veulent pas décrocher, une situation souvent rencontrée.

Il peut en effet être difficile d'admettre qu'un sentiment ancré depuis si longtemps puisse disparaître si vite. Ce raisonnement revient très souvent, et se résout en général par une série du genre (en très résumé!):

Même si je refuse de croire que la tristesse amassée toutes ces années puisse partir en quelque minutes... 95% est parti, alors pourquoi pas le reste?

Après quelques séries supplémentaires, nous arrivons enfin à complètement nettoyer ce mauvais souvenir, à la grande surprise d'Anne, qui déclare avec son joli sourire "c'est incroyable, je sens un poids en moins sur la poitrine".

Nous avons souvent tendance à raisonner et regarder les événements de notre enfance comme de peu d'importance, au regard d'une vie. Et pourtant, cet événement reste vivace et actif dans notre subconscient, jusqu'à ce que l'opportunité de le "nettoyer" se présente.

Nous décidons une nouvelle séance avec Tessa quelques jours après.

Seconde séance :

Tessa pense que la première séance l'a aidée, elle a d'ailleurs utilisé "le tuyau" plusieurs fois : "je n'ai pas tapoté parce que le tuyau suffisait". Logique irréprochable!

Les tapotements ont été réservés à des moments de complicité mère-fille, quand sa maman tapotait sur elle le soir.

Je demande à Tessa un bilan de ce qui va mieux et de ce qui ne va toujours pas selon elle:

"Mes notes deviennent de plus en plus hautes et je stresse moins. Mais j'ai quand même stressé sur des interrogations qui m'ont donné des mauvaises notes."

Elle a deux interrogations dans les jours qui viennent, dont une sur tout le programme des 3 derniers mois.

Cette fois, j'utilise la technique du film, qui consiste à raconter le déroulement d'un événement, en s'arrêtant à chaque fois qu'un sentiment négatif se présente, pour tapoter et l'éliminer. On recommence ensuite le scénario, jusuq'à ce qu'on puisse "voir tout le film" en se sentant parfaitement bien.

Dans ce cas, je lui fais dérouler le film de l'interrogation, étape par étape : Départ de la maison, trajet, arrivée à l'école à 8:00, début du test à 10:30, déroulement de l'interro, fin de l'interro (qui s'appelle un test dans son école).

Au premier passage du scénario, une inquiétude à 7/10 commence en partant de la maison. Nous tapotons et quand tout va bien et qu'on refait le scénario, la panique n'arrive que pendant le trajet. Progressivement, la panique arrive de plus en plus tard, et de plus en plus faible. Nous rajoutons à plaisir des complications, comme de repenser au dernier test raté, imaginer se trouver face à une question impossible à résoudre, 2, 3, 7 questions impossibles, le stress de savoir qu'il ne reste que deux minutes pour finir... Nous repassons le scénario 10 fois en tout.

A chaque fois que nous recommençons, nous utilisons les tapotements, la visualisation du tuyau, des couleurs. A un momnet donné, Tessa mentionne que le jaune représente pour elle le calme et la lumière qui remplace une angoisse bleue au creux de son estomac. Nous associons tous nos propres couleurs à différents ressentis. Vous verrez que cette information s'est révélée importante.

Nous arrivons au scénario parfait quand je rajoute un élément : "est-ce que quelqu'un pourrait se moquer de toi et de ton D au dernier devoir?" C'est effectivement le cas. Nous arrivons alors à quelques "visualisations" intéressantes en pensant à la petite fille qui a fait cette remarque, et que nous appellerons G. Le nouveau scénario que nous déroulons commence avec Tessa qui rencontre G, puis la remarque désagréable de G, et enfin Tessa qui quitte G pour aller en classe.

Une fois encore, les sentiments de Tessa en visualisant ce scénario se présentent de manière très imagée : des mains qui "pétillent", à la colère contre G qui sort "par les oreilles, comme dans les bandes dessinées". Sachant que Tessa ne prendra JAMAIS une suggestion pareille au premier degré, je me permets même une évacuation plus musclée : "Est-ce que lui donner un bon coup de poing t'aiderait à faire sortir ta colère?" Le coup de poing IMAGINAIRE fut le coup de grâce de la colère qui disparaît... remplacée par un autre souci : le doute... "Et si G avait raison et que je rate aussi ce test?" Ce doute est aussi nettoyé en tapotant.

J'ai choisi de laisser la série suivante dans sa quasi totalité, parce que le changement d'attitude de Tessa vis à vis de G me paraît important à souligner. Si nous pouvions appliquer la même approche à tous les cas de harcèlement à l'école, qui sait ce qui se passerait?

Même si G a peut-être raison, et que c'est peut-être ça qui me met en colère et que je risque d'avoir encore un D; elle a peut-être tort, et je sais que j'ai bien préparé mon test.

Même si elle a peut-être raison et qu'elle a mis un doute dans ma tête, je ne suis pas obligée de prendre ce doute qu'elle m'a donné. Je peux choisir ce que je pense. Si ça lui fait plaisir de penser ça, ça me va.

Peut-être que si elle m'a donné un doute,

c'est parce qu'elle est jalouse,

parce qu'elle aimerait bien être aussi jolie que moi,

peut-être que c'est parce que c'est difficile pour elle,

peut-être qu'elle est malheureuse, tout simplement,

peut-être qu'elle ne sait que dire des choses méchantes,

peut-être qu'on ne lui a pas appris à dire des choses gentilles (Je vérifie avec Tessa que toutes ces suppositions sont possibles, elle acquiesce)

peut-être qu'elle ne le fait pas vraiment exprès de dire des choses méchantes?

Peut-être qu'elle voudrait bien dire des choses gentilles mais qu'elle ne sait pas?

En tous les cas, c'est son problème et pas le mien.

Je choisis de me sentir bien quoi qu'il arrive,

et je lui pardonne de m'avoir donné un doute .

Je me pardonne d'avoir accepté ce doute,

et je choisis de savoir tout au fond de moi que je connais TOUTES les réponses,

que je PEUX avoir un A,

que je MERITE un A et que JE VAIS AVOIR UN A, et que tout va bien.

Nous arrêtons avec une Tessa détendue et souriante....

Suivi à 3 jours Trois jours plus tard, je commence ma journée en beauté en ouvrant mes 3 premiers mails, chacun avec 1 photo de Tessa, de plus en plus hilare, couverte de papiers jaunes et tenant une pancarte sur la quelle on peut lire "Merci Christine". Chaque photo a un message associé :

J'ai eu un A avec seulement une faute !!!!

J'ai appliqué la technique sur une question difficile et ça marche!!!

Je cherche du jaune partout!

Il est intéressant de noter que le jaune n'est apparu que quelques minutes dans la seconde séance, et je n'avais pas réalisé à quel point cette couleur avait aidé Tessa!

Suivi à 3 mois

Et trois mois plus tard, Anne confirme :

Tessa a eu ses notes de second semestre et en Math : elle a eu un A en moyenne générale en Math !!!! Elle ne m'a parlé que de ça évidemment. C'est fou en 2 séances le bien que cela lui a fait.......... Elle a des A partout sauf B en sciences, mais rien ne compte à part les maths !!!

Donc merci encore !!!!! Plus de larmes, plus besoin d'aide, elle travaille toute seule sans mon aide, c'est sa matière préférée maintenant..... un vrai bonheur !! et c'est un vrai virage à 100% , génial !!!:).- et pour G, c'était déjà beaucoup mieux, mais cette remarque sur les maths l'a touchée de par le sujet!

Remarquez que, hormis "l'épisode G", realtivement mineur dans ce cas, personne n'a rien fait pour "traumatiser" Tessa. Son anxiété était simplement dûe à son extrême sensibilité et `aun événement "de peu d'importance". Imaginez un monde où tous les traumatismes créés à l'école seraient ainsi éliminés à la source...

L'EFT commence à se répandre dans les écoles, à tous les niveaux, et c'est tant mieux. Si vous pensez que l'école de votre enfant serait intéressée, contactez-moi. Même si je ne peux y aller moi même, une solution est toujours disponible quelque part!

Je vous suggère aussi de prendre quelques minutes pour partager le plaisir de la  vidéo d'un maître de maternelle qui fait de l'EFT avec ses élèves (et au vu des bénéfices, les autres profs ne tardent pas à l'appliquer aux élèves, de la primaire au collège adjacent). Si vous me demandez mon avis, je dirais que c'est simplement suberbe, un exemple à reproduire!

Notez aussi que la persistence paye. Nous aurions pu nous en tenir aux résultats de la première séance, mais la seconde séance, et peut-être aussi celle avec Anne, ont amené la cerise sur le gâteau!

Merci à Tessa et Anne qui ont généreusement accepté de partager leur histoire!

Et bien sûr, enfants, parents et autres, tapotons tous en cœur!

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